Venise
Fragile architecture d’eau
de nuit et de lumières

 

 

Il y a la beauté immédiate des palais aux façades délicates, des ponts sur l’eau jetés, des églises aux dentelles de pierre blanche. Et puis il y a celle offerte et invisible des ombres projetées, des pavés luisants des flots de lagune, éblouissants de formes et de lumières. Cette beauté ordinaire qui s’évanouit si on ne la saisit pas. Celle qui aiguise le regard. Celle qui happe au détour d’une ruelle presque noire de nuit. Celle encore qui dans l’eau ondoie. Reflet qui brise les formes, fragmente l’image, morcelle le réel, réinvente la ville ou préfigure sa chute. Deux regards pour saisir ces moments. L’un entre dans l’intimité de la nuit, devient la nuit qui cherche la lumière. L’autre capte les couleurs éclatantes, se fond dans l’eau des canaux pour que naisse en images l’âme vive de Venise.


Trouver le point d’équilibre entre le visible et l’illusion. Surprendre cet éclair de beauté. Garder en mémoire la conscience du lieu, de l’espace, pour en restituer l’essence. [Lire cet article]

 

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